Le paradoxe d’Anderson, Pascal Manoukian

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Présentation de l’éditeur :

Plus rien n’est acquis. Plus rien ne protège. Pas même les diplômes.

À 17 ans, Léa ne s’en doute pas encore. À 42 ans, ses parents vont le découvrir. La famille habite dans le nord de l’Oise, où la crise malmène le monde ouvrier. Aline, la mère, travaille dans une fabrique de textile, Christophe, le père, dans une manufacture de bouteilles. Cette année-là, en septembre, coup de tonnerre, les deux usines qui les emploient délocalisent. Ironie du sort, leur fille se prépare à passer le bac, section  » économique et social « . Pour protéger Léa et son petit frère, Aline et Christophe vont redoubler d’imagination et faire semblant de vivre comme avant, tout en révisant avec Léa ce qui a fait la grandeur du monde ouvrier et ce qui aujourd’hui le détruit. Comme le paradoxe d’Anderson, par exemple.  » C’est quoi, le paradoxe d’Anderson ?  » demande Aline. Léa hésite.  » Quelque chose qui ne va pas te plaire « , prévient-elle. Léon, dit Staline, le grand-père communiste, les avait pourtant alertés :  » Les usines ne poussent qu’une fois et n’engraissent que ceux qui les possèdent.  »

 

Ce que j’en pense :

 

Malgré un titre peu accrocheur et un résumé qui en dévoile trop sur l’intrigue, ce livre a le mérite de remettre les pendules à heure.

Cette histoire est un peu l’histoire de Mr et Mme Toutlemonde, une classe moyenne en 2020. Cette histoire dont on entend parler aux actualités et dont nous redoutons les effets.

C’est un livre criant de vérité, émouvant et touchant, dont les personnages sont vraiment attachants et auxquels on peut s’identifier.

Je me suis vraiment sentie touchée par cette longue descente aux enfers, ces fins de mois difficiles car c’est un malheur qui peut arriver à n’importe qui et n’importe quand.

Un drame (fictif) qui rend palpable la détresse humaine mais qui devient malheureusement trop banal à l’heure actuelle.

Une chronique sociale  dans l’air du temps mais qui pourrait être difficile à lire pour les personnes vivant ou ayant vécu cette situation.

Le style de l’auteur est fluide, sans longueur ni répétition, à la limite du documentaire journalistique.

J’adore les livres de Pascal Manoukian, il traite de sujets d’actualités sans être moralisateur ni en nous dévoilant son orientation politique.

 

Et vous, avez vous lu ce livre?

 

 

 

2 réflexions sur « Le paradoxe d’Anderson, Pascal Manoukian »

  1. je ne connaissais pas ce livre ni l’auteur, je lis beaucoup de thriller mais celui-ci me plairait ! biz

    Aimé par 1 personne

    1. Je lis également beaucoup de thrillers mais j’aime également la sociologie, cela permet de changer de registre de lecture de temps en temps.
      Bonne lecture 😉
      Bises

      Aimé par 1 personne

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